20/05/2013

PARMI MAI / FUIR LE MONDE À TRAVERS DRAPS



À la fin je me disais avec mon coeur de môme que la douceur était à venir, qu’au pire tout finirait par s’arranger avec le temps. Que l’humeur des mauvais jours, celle du vouloir et pouvoir rien, n’était qu’une bagatelle aux yeux d’une vie.

Il y a A. qui fait balader quelques images où je figure parfois. Il m’apprend qu’il vient d’en vendre une à un “magazine de conso allemand”, une autre s’en va à Bruxelles. La face cachée la plupart du temps, c’est mon dos qui voyage. Je le remercie de me faire don de cette ubiquité, il reprend avec humour, “mon dos d’ubiquité”. Je m’imagine partout en ce monde grâce à lui, moi qui, ces derniers temps, le fuis à travers draps

L’impossibilité d'accueillir toute la nuit d’un seul coup.

Pour éradiquer mes terreurs nocturnes, mon pharmacien me conseille les comprimés homéopathiques Stramonium 15ch. Depuis je rêve que j'assiste Jacques Chirac (jeune) dans son retour politique. Je soupçonne le RPR de manigancer des trucs pas nets avec le labo Boiron.

Le moi de mais

Toulouse, ce matin, manifestation philosophique en haut d'une grue. Sur une large banderole déployée verticalement : "Le mensonge est-il une preuve de vérité ?"

Comment faire entrer l’air et le jour à défaut des mouches ? 

Trêve partie.
Je pense que c'est la pause mais il y a du monde. Cela repart toujours de toute façon. Pas d’inquiétude alors. 

Mais il y a la maison à décorer, la terrasse à verdir, le linge à laver, l’homme à aimer, les livres à lire, les courriers à écrire, le travail à trouver, et encore j’en oublie, toutes les obligations qui me détournent de la tâche à écrire. Avant c’était le temps, la distraction et le prétexte. Il y a toujours un départ, toujours en mai selon Alex Beaupain, des idées, des envies, des motivations et des intentions astronomiques et puis la fuite.


Tout ce qui est à prendre au pied de la lettre. 

Dynamo vs ma grand-mère : "Oh bof, des installations d'appareils électriques, ça m'intéresse pas tellement ça". Ma grand-mère c'est la critique d'art la plus trash de Paris.

Pris sur le fait, le réel est toujours appréhendé à rebours. Le temps est souvent vecteur de déception. On aimerait imaginer les erreurs pour plus tard et abjectement pour les autres.

Que personne ne marche pieds nus.

Ma voisine, par le truchement de sa stéréo poussée à bloc m’indique qu’il est 14h. Les feux de l’amour commence.

Faut-il risquer d’esquinter les belles choses au bénéfice des découvertes ?

Je crois encore et toujours au hasard qui fait bien les choses.


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