28/12/2011

COUP


Envoi
Essai

Commence mal : large rature, biffure perfide, pied de nez à l’assurance.
Revenir encore – au moins toujours – à l’action
Première.
Apprendre de ses erreurs dans la frustration d’une existence qui s’étire mais échappe inexorablement à l'entendement
laissant le corps et bien souvent l’âme
meurtris.

La vie immédiate et violente comme un grand
COUP
qui s’élance des reins vers les côtes.
Un seul suffit pour que tout
s’échappe et recommence.
L’histoire se répète. Son contexte est trompeur.
Laisse présager une diversité de situations.
Dans la mobilité des êtres et objets,
en dépit de leur profonde entropie,
rien ne paraît proprement varier.
Cette Histoire se déploie dans la lenteur de son universalité : un drame heureux peut-être.

De l’essai à la première fois, je me suis essayée à toi.
Croyant pouvoir me débarrasser de cette fichue contingence, j’ai cherché en vain,
me perdant dans le même temps,
une façon de supporter le quotidien.
L’amour, impénétrable, sombre et complexe : voici la seule réponse que j’ai pu apporter à mes angoisses.
J’ai évidemment cru ne jamais être capable de me remettre de toi – de ton absence, tes mains sur mes hanches, ta bouche trop sèche, ton appartement crasseux, la littérature, la photographie, ces choses que nous partagions et que je n’échange avec personne aujourd’hui.
Fiction !
Rattraper au vol les espoirs déchus dans le sourire d’un passant croisé à un coin de rue.
Un seul coup pour s’en sortir.

Photographie : Larry Sultan

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